Mon histoire avec Orbit-X
Je m'appelle Habib Chbouki , fondateur de GRAMBELL ROCK .
Je n'ai jamais réellement choisi la recherche. Avec le recul, je dirais plutôt que c'est elle qui m'a choisi.
Lorsque j'étais jeune, je me suis orienté vers l'ingénierie mécanique, malgré mes bonnes notes en mathématiques et en physique qui devaient normalement m’orienter vers la branche, math- physique-chimie. Mais, presque par hasard et par influence d’un ami qui venait de s'inscrire dans cette filière. En même temps je voyais que dans la mécanique, j’avais le pouvoir de toucher physiquement les résultats des travaux selon les mathématiques et la physique . Alors c’était le comble de mon choix . À cette époque, je ne pouvais pas imaginer que cette décision allait orienter le reste de ma vie.
Après mes études, j'ai commencé à travailler comme beaucoup d'ingénieurs mécaniciens. Mon métier consistait à résoudre les problèmes techniques de mes clients, réparer, améliorer, concevoir et trouver des solutions concrètes à des problèmes techniques.
Mais, une fois ma journée terminée, une autre vie commençait.
Je consacrais l'essentiel de mon temps libre à apprendre.
À une époque où Internet n'offrait pas encore l'accès aux connaissances dont nous disposons aujourd'hui, j'ai investi une grande partie de mon salaire dans la constitution d'une bibliothèque scientifique. Année après année, j'ai acquis des ouvrages de référence en mécanique, physique, chimie, électromagnétisme, aérodynamique, science des matériaux, physique nucléaire et dans de nombreuses autres disciplines...
Je ne collectionnais pas des livres.
Je cherchais à comprendre.
Je voulais acquérir une vision suffisamment large pour ne pas être prisonnier d'une seule discipline. Les innovations les plus importantes naissent souvent à la frontière de plusieurs domaines scientifiques.
Comme beaucoup d'inventeurs indépendants, j'ai d'abord imaginé que mes inventions me permettraient de financer mes recherches. J'ai breveté plusieurs concepts avec l'espoir de créer une entreprise capable de vivre de l'innovation.
L'une de ces inventions, à laquelle je croyais particulièrement, concernait un système de chenilles pour véhicules. Ce projet devait être développé avec une personne en qui j'avais confiance. L'expérience s'est malheureusement terminée par une profonde déception et m'a conduit à réfléchir différemment à la manière dont une invention devait être protégée.
J'ai alors compris qu'une idée n'a de valeur que si son inventeur est capable d'en préserver l'intégrité jusqu'à ce qu'elle puisse être évaluée dans un environnement de confiance.
À partir de ce moment-là, je me suis progressivement orienté vers des technologies susceptibles de présenter un intérêt stratégique, où la confidentialité est parfois aussi importante que l'innovation elle-même.
Pendant plusieurs années, j'ai étudié différents domaines liés aux technologies de défense, notamment les systèmes antimissiles. Ces travaux m'ont appris une réalité essentielle : il est extrêmement difficile pour un chercheur indépendant de transformer une idée en technologie opérationnelle lorsqu'il ne dispose ni des moyens industriels, ni des infrastructures, ni des partenaires nécessaires.
Malgré cela, je n'ai jamais cessé de chercher.
Avec le temps, cette recherche est devenue le fil conducteur de ma vie.
J'ai quitté un emploi stable avant l'âge de la retraite, renoncé à la sécurité financière qu'il représentait et investi l'essentiel de mes économies dans mes travaux. Ce choix m'a coûté des années d'efforts, une grande partie de mes ressources et parfois même une partie de ma santé.
Je ne regrette pourtant aucune de ces décisions.
Car elles m'ont conduit à une question qui allait occuper une grande partie des années suivantes.
Existe-t-il une manière entièrement nouvelle d'obtenir une sustentation verticale capable de vaincre la gravité terrestre ?
Pour tenter d'y répondre, j'ai entrepris une revue aussi complète que possible de l'état de l'art.
J'ai étudié les architectures VTOL développées depuis plusieurs décennies : hélicoptères conventionnels, rotors coaxiaux, multi-rotors, converti-planes, ailes basculantes, soufflantes carénées, ventilateurs de sustentation, poussée vectorielle, plateformes à réaction et concepts hybrides…
En parallèle, je me suis intéressé aux différentes formes de lévitation déjà démontrées expérimentalement : lévitation électromagnétique, électrodynamique, supraconductrice, diamagnétique, électrostatique, acoustique ainsi qu'aux paliers magnétiques actifs et aux pinces optiques.
J'ai également étudié les technologies de propulsion avancées telles que la magnétohydrodynamique, la propulsion électro-hydrodynamique, les propulseurs ioniques, les propulseurs à effet Hall, la propulsion photonique, les voiles solaires ainsi que les différentes architectures de propulsion nucléaire destinées aux applications spatiales.
Enfin, j'ai analysé les concepts encore théoriques ou spéculatifs proposés au fil des décennies, notamment ceux relatifs à la gravité, à la masse inertielle, aux interactions gravito-électromagnétiques ou au vide quantique.
Cette étude m'a demandé plusieurs années.
Plus j'avançais, plus une conclusion s'imposait : des milliers d'ingénieurs, de chercheurs et de laboratoires avaient déjà exploré un nombre considérable de pistes. J'étais convaincu qu'il serait extrêmement difficile d'imaginer une approche véritablement nouvelle.
J'ai même pensé, à plusieurs reprises, abandonner cette recherche. Mais, au fond de moi, quelque chose me retenait, une voix au fond de mes pensée me chuchotait qu’une solution existait quelque part. Mais, où exactement ?
Puis un jour, alors que je réfléchissais à cette question depuis des années, une intuition est apparue.
Je me souviens parfaitement de cet instant.
Un soir d’été , j'étais assis sous un olivier.
Cette intuition ne constituait pas une démonstration.
Elle représentait simplement une idée suffisamment différente pour mériter d'être étudiée.
Comme tout ingénieur, ma première réaction n'a pas été d'y croire.
Ma première réaction a été de chercher à démontrer qu'elle était fausse.
Pendant des mois, j'ai repris les calculs, confronté cette idée aux lois de la physique, étudié les contraintes énergétiques, mécaniques et structurelles, recherché les incohérences et tenté d'identifier les raisons qui rendraient cette approche irréalisable.
Je cherchais avant tout à prouver que je m'étais trompé.
Pourtant, plus les vérifications avançaient, plus cette hypothèse résistait à mes propres objections.
Selon mon analyse, elle ne correspondait à aucune des familles de technologies que j'avais étudiées jusque-là.
C'est à ce moment-là que j'ai compris qu'il fallait quitter le domaine de la théorie et tenter une validation expérimentale.
Quelques années plus tard, j'ai rencontré une personne au talent exceptionnel. Un électronicien et électromécanicien remarquable et surtout un homme de confiance pour ne pas commettre la même erreur deux fois. Et c’est, d’ailleurs, lui qui a nommé cette technologie de rupture : Orbit -X.
Là où je développais les concepts, les calculs et les architectures, lui possédait une capacité remarquable à fabriquer ce que beaucoup auraient considéré comme impossible à réaliser avec des moyens modestes. C’était un défi .
Il concevait lui-même ses outils, réalisait ses montages, fabriquait ses composants et transformait progressivement les idées en prototypes…
Notre collaboration est née d'une confiance réciproque.
Je lui ai transmis des années de réflexion.
Il leur a donné une réalité expérimentale.
Les premiers prototypes ont progressivement permis de confronter les hypothèses à l'expérience.
La réussite totale des prototypes expérimentés ont été à l'origine de la création de GRAMBELL ROCK. Et ceci après 18 ans de recherches.
Nous ne prétendons pas détenir la vérité.
Nous ne demandons à personne de croire nos conclusions.
Nous demandons simplement que notre travail soit évalué comme toute proposition scientifique devrait l'être : avec curiosité, esprit critique, compétence technique et indépendance.
Car l'histoire des sciences montre que les idées nouvelles ne deviennent jamais vraies parce qu'elles sont affirmées avec conviction.
Elles le deviennent uniquement lorsqu'elles résistent à l'examen des faits.
C'est précisément cet examen que nous recherchons aujourd'hui.
Habib Chbouki.